Le spectre de Gordon Brown et l'annonce de probables élections ont plané sur la conférence du parti conservateur britannique, faisant de l'ombre sur la promesse de son leader, David Cameron, de lancer cette semaine «la revanche des Conservateurs».
En dépit des discours vibrants des «éléphants» du parti, tels que Michael Heseltine et William Hague -ce dernier a violemment attaqué Gordon Brown qui a posé devant les caméras aux côtés de Margaret Thatcher-, c'est la promesse de George Osborne, en charge de l'économie au sein du parti, d'augmenter le seuil des droits de succession qui a capté l'attention des médias. Ce «coup certes rusé, mais inoffensif» selon Philip Webster, le chroniqueur politique du Times (1er
octobre 2007) montre «la vision originale de la baisse des impôts» des Conservateurs (Daily Telegraph, 1er octobre 2007).
L'apparition, en personne et par vidéoconférence, du maire de New York Michael Bloomberg et du gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, a animé les débats, dont l'ouverture a cependant été «inaudible, voire muette» en raison de défaillances de la sono (Guardian, 1er octobre 2007).
En maître de cérémonie, David Cameron a présenté Arnold Schwarzenegger comme «quelqu'un qui sait ce qu'est une revanche.» (BBC News, 1er octobre 2007.) Toutefois, la presse dans son ensemble n'a donné aucune chance au leader conservateur en cas d'élections imminentes. La base confirme les sondages en estimant que Cameron est «destiné à la défaite» selon une étude du Mirror auprès de trois cents dirigeants locaux du parti (30 septembre 2007).