Après des mois de suspense, la nomination d'Andrew Witty, «pratiquement inconnu et donné perdant», pour succéder à Jean-Pierre Garnier, l'«un des meilleurs dirigeants au Royaume-Uni» (Daily Telegraph), a pris les observateurs au dépourvu.
L'issue de cet interminable processus a été qualifiée de «prévoyante, logique et sans détour» (Andrew Jack, Financial Times). Elle a cependant engendré des spéculations sur l'avenir à court terme de Chris Viehbacher et de David Stout, tous deux «coiffés au poteau» par l'outsider Andrew Witty (Times). Pour le président Christopher Gent, les trois hommes étaient des «candidats internes exceptionnels».
L'expérience d'Andrew Witty sur les marchés asiatiques et africains prometteurs, ainsi que sa politique innovatrice de tarification en Europe ont probablement fait pencher la balance en sa faveur. D'aucuns se sont émus de son relatif manque d'expérience aux États-Unis, le marché le plus important de GlaxoSmithKline, aux prises avec de sérieux doutes quant à la sécurité d'Avandia, son médicament contre le diabète. Il doit également affronter les pressions en faveur
d'une vente du secteur peu rentable des produits de consommation finale. La plupart des analystes demeurent cependant enthousiastes : «il a l'étoffe d'un PDG» a même affirmé Peter Cartwright, d'Evolution Securities (Guardian).