Organisation: Corus / Tata

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L'annonce, la semaine dernière, d'un éventuel rachat de Corus, anciennement British Steel, par Tata Steel n'a pas suscité de commentaires sur le déclin de l'ancien fleuron industriel britannique, même si le Daily Mirror (18/10) n'a pas pu résister à un jeu de mots : «le vieil empire de British Steel pourrait être avalé par un 'takeaway' Indien de £4 milliards». En revanche, la
possibilité de licenciements a été reprise maintes fois par la presse, malgré la promesse faite par Tata que les emplois seraient protégés à court terme. «Licenciement possible chez Tata ?» ( The Daily Mirror, 21/10) ; « Les syndicats souhaitent être rassurés à propos des emplois.» ( The Times, 21/10) ; « Crainte de pertes d'emplois si Corus accepte l'offre de £4,3
milliards.» ( www.icwales.co.uk, 21/10) titraient les médias, jetant un froid sur une transaction qui hisserait Tata au cinquième rang mondial en termes de capacité de production d'acier.
Mais l'ombre d'un repreneur potentiel, et la déclaration par la City que l'offre était décevante, sont venus sabotés les messages bien préparés par Tata concernant son renflouement du régime de retraite de Corus et la croissance potentielle offerte par la fusion. Les analystes ont fait savoir qu'ils n'étaient « pas très impressionnés» ( The Independent, 23/10) par l'offre de rachat, et
leurs prédictions d'une «guerre mondiale de surenchères» ( www.scotsman.com, 23/10) semblaient se réaliser quand le sidérurgiste brésilien CSN s'est annoncé. Avec ceci comme toile de fond, Tata et Corus devront faire face à un avenir et à une presse peu favorables.