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27 avril 2007 
L'indemnisation de 600 000 livres Sterling payée à Bernard Matthews, suite à l'abatage de milliers de volailles affectées par la grippe aviaire dans l'une des filiales du groupe agroalimentaire britannique, a jeté un pavé dans la mare.
Les médias, indignés, ont largement exploité les soupçons portant sur le manque de sécurité sanitaire dans la filiale touchée par la crise épidémique. Le Sun titrait «cervelle d'oiseau» se demandant «pourquoi diable est-ce que les contribuables doivent donner une telle somme au groupe Bernard Matthews qui a fait risquer à la Nation une épidémie de grippe avaire ?» (19 avril 2007.) Le journal The Scotsman
accusa le gouvernement «d'en remettre une deuxième couche»(20 avril 2007), tandis que The Times déclara qu'il était «impensable que l'argent des contribuables finance une société qui entrepose ses stocks dans des conditions épouvantables.» (20 avril 2007.)
Mais la société Bernard Matthews ne s'est pas laissée faire, indiquant que la compensation n'était qu' «une goutte d'eau» (Norwich Evening News, 20/04) comparée aux pertes en ventes et les coûts occasionnés pendant la crise (estimés à 20k de livres Sterling). Par ailleurs, la société a précisé qu'elle avait toujours assuré ou dépassé les exigences de sécurité sanitaire
de la Defra et qu'elle prévoyait des tests plus approfondis sur les oiseaux sauvages. Comme la Defra admet que la vraie source d'infection ne sera probablement pas trouvée, et que la crise en est à sa fin, la question de savoir jusqu'à tel point la notoriété de l'entreprise sera touchée à l'avenir.
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