En annonçant une hausse massive du prix du gaz et de l'électricité, Npower a suscité une forte polémique, et ce malgré les propos de Giuseppe Di Vita, directeur général de la branche consommation résidentielle, qui a décrit cette annonce comme un «événement normal».
Karl Brookes, le porte-parole d'Energywatch, un groupe de défense des consommateurs, n'a pas mâché ses mots : «On s'attendrait à ce que les fournisseurs réagissent de manière plus innovante que de frapper immédiatement les consommateurs au porte-monnaie pour répondre à la hausse des cours», a-t-il déclaré (Times, 7 janvier 2008). Dans le même temps, les sites Internet uSwitch et TheEnergyShop.com, spécialisés dans la comparaison des prix, conseillaient à ces mêmes consommateurs de
changer de fournisseur sans plus tarder.
Alistair Darling, le ministre des Finances, a semblé prendre le train en marche en adressant un courrier à l'Ofgem, l'organisme de réglementation des marchés du gaz et de l'électricité, lui demandant une entrevue afin de débattre des implications de la hausse des prix, un «geste sans précédent», selon le Guardian (8 janvier 2008). Le Times a pour sa part dénoncé «l'inutilité du commentaire du ministre des Finances sur le prix de l'énergie» et annoncé l'«entrée dans
l'ère de la facture énergétique annuelle de mille livres sterling (plus de 1 300 euros), soit moins de trois livres (plus de 3,50 euros) par jour.» (7 janvier 2008).
Sean Poulter, journaliste spécialisé dans le secteur de la consommation, a accusé les géants étrangers de l'énergie de traiter le Royaume-Uni d'«île au trésor», «puisant sans vergogne dans les réserves de gaz britannique lorsqu'il est bon marché et imposant des tarifs prohibitifs dès que la demande augmente.» (Mail on Sunday, 6 janvier 2008.)