La presse de gauche et de droite s'en est prise à Ken Livingstone, tandis que celle du centre ignorait largement la dernière prise de bec du maire de Londres suite à l'émission Dispatches de Channel 4 du 21 janvier.
Le Guardian et le Daily Mail/Evening Standard en ont profité pour critiquer vivement sa campagne en vue de sa réélection : «la personnalité insupportable du maire s'est aggravée avec le pouvoir dont il jouit.» (éditorial du Guardian, 22 janvier 2008.) Le documentaire était présenté par Martin Bright, chroniqueur politique au New Statesman, un statut qui a donné encore plus de poids à sa déclaration : «voter pour Livingstone, c'est voter pour un tyran et un lâche.» (Evening Standard,
21 janvier 2008.)
La critique la plus virulente concernait essentiellement le fait que Livingstone se soit entouré d'une clique de partisans «discrets» du groupe trotskiste Socialist Action, ayant enfreint les règles de financement des partis lors de la dernière campagne électorale.
La mairie de Londres a publié un démenti formel, qualifiant Atma Singh, l'homme qui a révélé l'affaire, d'«ancien employé aigri.» (Sunday Times, 20 janvier 2008.) L'Evening Standard a souligné le «surprenant et choquant penchant pour la boisson» de Ken Livingstone (22 janvier 2008). Le maire a bénéficié d'un soutien timide de son propre camp. Gordon Brown a simplement estimé qu'«il avait fait ses preuves.» (Evening Standard, 21 janvier 2008.)